Cycle 4

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Chapitre quatre : L'Abîme (3e partie) 


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A peine fut-il rentré que les hostilités commencèrent.
  • T'étais où ?
  • Ben, au boulot, je t'ai appelé tout à l'heure pour te dire que…
  • Menteur !
  • Mais enfin, je t'assure que…
  • Reed m'a appelé.
  • Mais c'était quand et il t'a dit quoi ?
  • Que t'étais pas avec eux et qu'il devait me le dire. Il en a assez de te couvrir.
  • Mais c'est lui qui ment, j'étais là avec eux, je t'assure.
  • Menteur, c'est comme les autres fois. Tu t'es toujours foutu de moi. T'as dû bien te marrer, avoue !
  • Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ? Tu veux que j'appelle monsieur Stark ? Tu veux que j'aille leur demander une fiche de présence ?
  • C'est ça, demande à un autre de tes amis (insistance féminine sur le mot) de te donner un alibi. Comme ça, vous pourrez vous foutre de ma gueule ensemble. Ils doivent bien se marrer quand tu leur parles de moi n'est-ce pas ?
  • Pour la dernière fois, j'étais avec toute l'équipe ce soir pour finaliser le nouveau logiciel. Et Reed était avec nous (pause due à la fatigue). J'ignore ce qui lui a pris de te dire ça, mais on a travaillé et j'aimerais pouvoir me reposer un peu. Alors, on se calme, on reprend ses esprits et je te promets d'éclaircir toute cette histoire demain.
  • De toute façon tu n'avoueras jamais.
  • Mais merde à la fin (grosse colère non dissimulée) ! Tu veux que je te dise quoi ? Que j'ai une maîtresse ? Que je reviens d'un bar à putes ?
  • T'es serais capable.
  • Ouais, eh ben ça me changerait.
Erreur fatale.
Procédure de divorce enclenchée.
Stanley chercha à comprendre par la suite pourquoi son collègue, et prétendu ami, Reed Richard, avait ainsi menti à Melissa lui faisant croire que son mari avait une aventure extra-conjugale.
  • Pourquoi Reed ? Pourquoi tu lui as dit ça ? J'étais avec vous bon sang !
  • Je sais, mais je peux rien te dire. J'ai fait ce que j'avais à faire.
  • Mais tu te rends compte qu'elle va demander le divorce et que je vais tout perdre. Elle va tout me prendre. La maison, mes économies, mon salaire…
  • Désolé Stan, mais je ne peux pas t'aider.
La guerre commença. Melissa fit ses bagages, mais attendit avant de porter l'assaut. D'après ses amies divorcées avec lesquelles elle reprit contact après des années de silence radio, il fallait attendre. Elle fit croire à Stanley qu'elle s'éloignait pour prendre du recul. Pendant ce temps, ce dernier tenta de rebondir. Mais, à son travail, l'ambiance se détériora rapidement. Il soupçonnait ses collègues d'agir dans son dos. Il travailla de moins en moins, se remonta le moral dans la boisson. Puis vint le licenciement soi-disant économique. Suivi de près par la demande officielle de divorce. Le début de la fin pour Stanley, plus connu sous le nom actuel du Rat.

  • Pitoyable Stanley n'est-ce pas ?
  • Quoi ?
  • Allez, tu en veux encore ?

Le Paradise, bar du soir perdu au sein de New City 4. Clientèle éclectique. Junkies en attente de dealers. Putes en attente de clients. Maris en attente de répit. Vieux qui attendent la mort. Une vraie gare routière sans les taxis autour. C'est là que Stan-Le Rat aimait se retrouvait entre deux journées de travail quand il en avait un, puis entre deux journées de chômage maintenant. Toutes ses indemnités y passaient et même plus. Sa note devenait salée, mais ce soir-là il venait y fêter sa paye, du moins le versement de son allocation. Champagne pour tout le monde aimait-il crier ces soirs-là.
Une petite brune, au visage bouffi, mais à la minijupe plus qu'attrayante attirait son attention et cela ne semblait pas déranger celle-ci. Quand sa seconde bouteille fut posée par le serveur, elle se décida à venir partager avec lui quelques gorgées remplies de bulles. Elle avait remarqué que Stan était intrigué par ses jambes et son décolleté plongeant. Stan, très satisfait de constater qu'il pouvait encore être séduisant, se redressa sur sa chaise et salua la jeune demoiselle. Ils parlèrent de choses et d'autres, ils se frottèrent l'un contre l'autre de manière plus que suggestive. Stan retrouvait la jeunesse qu'il n'avait jamais vécue.
Après avoir vidé la bouteille, la jeune fille qui se prénommait Patty lui demanda de la raccompagner. Stan accepta. Ca sentait bon la proposition plus qu'indécente. Tout fier de lui, il essaya, en vain, de marcher droit et de faire le fier. Mais, il ne trompait pas les clients et le patron du Paradise qui en avaient vu d'autres avant et après lui. Une fois dehors, Stan essaya de retrouver sa voiture, mais Patty avait l'air très pressée de passer à l'action. Elle lui montra une petite allée, à quelques mètres. Stan, malgré l'alcool et la testostérone qui coulaient à flot dans son sang, eut un réflexe de recul. Juste quelques fractions de secondes. Elle lui caressa le bas-ventre histoire de finir de le convaincre. L'allée était sombre, couvertes de déchets et un sans abri dormait, caché sous plusieurs cartons.
  • Il va nous voir, tu crois que…
  • J'ai trop envie de toi mon chou…
Elle l'embrassa et l'obligea à se caler contre un mur. Elle mit sa langue dans sa bouche pendant que ses mains s'occupaient de défaire son pantalon. Elle saisit après à pleines mains tout l'attirail de Stan et se mit à serrer brutalement.
  • AAAAHHH ! ! !
  • KYLE rapplique ! !
Une grande silhouette arriva tout à coup et frappa au visage Stan. Celui-ci s'écroula et perdit connaissance. Patty prit le porte feuille de sa victime et quitta les lieux précipitamment avec son Kyle non sans avoir oublié d'ôter le pantalon et le slip de Stan au cas où il voudrait les suivre. Elle lui cracha même dessus. La totale en fait. Tout le bruit de la scène réveilla le clochard qui dormait. Il se dirigea vers Stan qui gisait au sol à demi-inconcient.
  • Tu vois Stan, toute ta vie est une merde. Faudrait que tu penses à te ressaisir, tu ne crois pas ?
  • Laissez-moi ! Foutez-moi la paix ! Ca vous fait rire de me faire revivre tout ça ?
  • Au contraire. Ca m'attriste. Pourquoi crois-tu que je t'ai séparé de tes camarades ? C'est parce que j'ai pitié de toi. Après tout, tu as dû tout quitté pour ce gamin. Tu avais refais ta vie et ils t'ont demandé de les suivre.
  • Je vivais dans les égouts. Vous parlez d'une vie…
  • Mais tu les as suivis.
  • De mon plein gré !
  • De ton plein gré ?
  • Oui, S est un ami.
  • Un ami ? Vraiment ? Un ami ne se comporte pas ainsi. Tu as vu comment il te parle ? Si tu savais ce qu'il pense de toi. A ton avis, de qui se moquait-il avec son ami Al ? A plusieurs reprises il t'a crié dessus comme un chien. Sans parler des risques qu'il t'a fait prendre. Tu crois vraiment être à ta place à ses côtés ? C'est vraiment la vie que tu veux ? Courir à travers tout le pays ? Devoir se cacher constamment ? Et tout ça pourquoi ? Pour un enfant, que dis-je un enfant une créature génétique dégénérée. L'enfant devait protéger la terre et à cause de S te voilà devenu un fugitif. Mais tout peut encore s'arranger.
  • Euh, tu crois ? On peut encore s'en sortir ?
  • Oui Stan. Regarde en face de toi, regarde le gamin. Je l'ai éloigné des autres. Il est seul à présent. Tu l'arrêtes et on en parle plus.
  • Mais… et S ?
  • Oublie le pour une fois et pense à toi ! Pense à ce que tu pourras faire une fois que tu auras rendu le gamin aux autorités ! Tu seras récompensé, un vrai héros pour ton pays. Tu pourras reprendre ta vie là où tu l'as laissée.
  • Ah non pas Mélissa, pas après tout ce qu'elle m'a fait !
  • Oublie Mélissa, oublie cette petite garce du Paradise. Mais tu auras toute les autres. Tu imagines. Elles seront à tes pieds. Tu n'as qu'à l'arrêter.
Stan se redressa. Il quitta l'allée et marcha devant lui. L'enfant se trouvait sur le trottoir d'en face sous un lampadaire. Stan le regarda attentivement, puis reprit son chemin vers lui. Tout cela devait bien avoir une fin de toute façon.





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mercredi 9 octobre 2013 - Webmestre : Sylvie Blas